Être l'énergie de vie

Anne Koch

51 Le Grazo,
56250 ELVEN

tel: 06 04 52 13 97
anne-koch@vivrealasource.fr

Qui suis-je?


fleur bleue et aneth

Sur le banc assise,
J'écoute le brouhaha
de mon monde intérieur

C'est une belle question, que je me pose régulièrement. C'est une question que m'a posée un jour mon professeur de yoga, et je savais ce jour-là que je n'avais pas la réponse. J'aurais pu lui citer mon parcours, ma taille et ma nationalité. Mais je savais que la réponse était autre.
Répondre à cette question c'est aller ressentir comment la vie traverse ce corps et rester plongée dans ce ressenti. Ne pas fuir ce qui arrive et oser être tout ce qui se présente. Découvrir la vie qui circule en moi, à travers ce regard qui accueille tout ce que je suis, et y goûter pleinement.

Dans la goutte d'eau
Je vois le soleil
et le vent

Le chemin


Si je regarde mes souvenirs, je vois se dessiner un chemin qui me fait traverser des expériences, vivre des rencontres et me déposer dans des lieux.

Mais si, dans l'instant présent, je ressens cette conscience d'être, je ne lui trouve pas d'âge. Je sens une seule et même présence qui regarde tout ce qui a été vécu, à tous les âges.

Alors, ce que je suis, est-ce une histoire ?

Ou bien est-ce cette présence vivante, cette conscience d'être ?

Depuis le silence, depuis le vide, la vie fait éclore puis disparaître tous les mouvements, avec leurs couleurs, leurs rêves et leurs textures.

Je suis ce qui est là. Et aussi ce qui apparaît.

Et de cette perspective, je sais que je suis à ma place juste. Je sais qu'il n'y a pas d'erreurs, ni d'échecs. Ce qui est vécu c'est le voyage choisi par la vie.

feuilles de cassis

Les expériences


Je suis passée par des apprentissages, des rencontres, des bouleversements, des compréhensions, des formations:

- Un master en Arts pour affiner mon regard et voir le beau dans chaque instant de la Vie,

- L'écriture pour exprimer de manière sincère ce qui se vit,

- La poésie pour me relier au monde et à la vie avec tendresse,

- La pratique du yoga et de la relaxation pour sentir dans le corps ce va-et-vient entre les désaccords et la détente,

- La méditation pour laisser être ce qui a envie d'être,

- La bioénergie pour connaître et soigner mon énergie, pour lire en moi tout ce qui a envie d'être délié, et ressentir l'espace qui s'ouvre dans l'être,

La Vie enfin, avec tout ce qu'elle m'envoie, et qui est mon plus grand maître.

Et je vous propose aujourd'hui de vous accompagner pour trouver en vous la paix profonde qui vient quand on ose vivre cette vie.




en fermant la fenêtre de la cuisine,
je croise la lune
du miel à la main





Poésie de la vie


la vie
dans la chatte enceinte,
dans le poêle qui s'éteint au petit jour,
et dans les arbres nus, remplis du chant des oiseaux



L'air est gelé ce matin, et si froid sur mes doigts, que j'ai l'impression de plonger mes mains dans l'eau d'un ruisseau de montagne. Il y a quelques jours encore, le soleil tombait en longs obliques à travers les arbres, inondant les mousses et les moucherons d'une lumière dorée.

La tristesse m'envahit parfois, remplacée ensuite par un sentiment triomphal de joie et de confiance.

Qui suis-je ? Qui habite ce corps ? Comment je fais pour être d'accord avec ce que vit ce corps, ce personnage ?

J'entends partout autour de moi les bruits de la vie.

Les arbres gémissent, la pluie s'obscurcit, les champignons moisissent, les poules meurent et moi, je me tourmente avec des mots et des émotions que je prends au sérieux jusqu'au dramatique.

« Laisse couler », j'entends résonner dans tout mon être.

D'accord, je vais laisser couler ce froid ruisseau de montagne qui glace et raidit certaines parties de mon être.

Je me tiens sur la berge et saute dans les flots. Je plonge sans aucune retenue. Je n'ai pas peur du froid.

La raideur et le froid deviennent intenses. Mais tout au fond de cette sensation, si je reste en elle sans bouger, il n'y a rien d'autre qu'un grand silence, calme, et dans lequel se dissipe tout ce qui est désagréable et crispé.

plantes bord de mer

Sentir le monde


Je dis eau, et autour de moi s'écrasent les gouttes dans un bruit sec de plastique qu'on craque.

Je dis eau, et elle est là, entre les arbres, épaisse et silencieuse.

Je dis eau et je la vois briller sur le sable du ruisselet.

Je dis mort et une branche dénudée bouge sans bruit dans le vent.

Je dis mort en soufflant sur la dépouille d'un bourdon.

Je dis mort devant la flaque desséchée que traverse une fourmi.

Je dis rêve, emportée dans l'écho que le coucou lance dans le vent.

Je dis rêve à l'aboiement lointain de ce chien.

Je dis rêve au trait noir d'une mouche qui passe dans l'odeur des feuilles chaudes.

Je dis arbre aux ombres et lumières sur les feuilles.

Je dis forêt pour entendre la voix grave du vent.

Je dis forêt quand les branches dansent dans la nuit.

Je dis ciel, et dans une odeur de fumée, les nuages montent derrière les toits de tôle.

Je dis ciel et je le vois couché sur l'eau.

Je dis ciel. J'entends le vent tiède, un crapaud et des grillons dans l'air qui s'alourdit d'orage.

Je dis fossés et ils m'entourent de leur sève sombre.

Je dis fossé, d'où sortent les jeunes tiges de fougères.

Je dis fossé devant la mousse sur laquelle tombe le soleil.

Anne Koch, 51 Le Grazo, 56250 ELVEN. Tel: 06.04.52.13.97

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