Accueille ce que tu es

Soin énergétique et libération émotionnelle

Anne Koch

51 Le Grazo, 56250 ELVEN
Proche de Vannes, dans le Morbihan, en Bretagne
tel: 06 04 52 13 97
anne-koch@vivrealasource.fr

LA POÉSIE DE CE MONDE

Partout autour de moi, il y a la vie qui joue à vivre.
Debout sous le ciel, je regarde ce grand rêve en mouvement.


nénuphars et reflets du ciel

La poésie s'enroule dans l'instant...

Je m'arrête et la regarde. Sous mon regard, elle se déploie en frémissant. Cette poésie, c'est la vie qui se goûte et joue, en essayant toutes les formes et tous les parfums des êtres.

deux pigeons s'envolent,
le toit au soleil
est vide à nouveau

Je suis, à chaque instant, en train de ressentir. Ce qui se passe "dedans", ce qui se passe "dehors". Et tout ceci, je peux le regarder avec curiosité et en goûter les textures.
Je peux oser déposer les habitudes du mental qui dit : "je connais déjà" et prendre le temps de voir la magie de ce monde.
Si je me pose un instant et que je regarde, je me sens en interaction avec tout ce qui m'entoure. Le monde se vit et se regarde à travers tous ces corps et à travers tous ces yeux. Le monde s'écoute à travers les paroles et les rencontres. Et je peux regarder toutes ces rencontres, qu'elle soient entre deux visages, entre deux mains ou entre le vent et une pierre.
Le poème me permet d'être avec l'instant, dans toute sa vibration, cet "instant d'éternité", pendant lequel simplement, doucement, je participe au monde et j'en ressens son unité.

L'espace d'expérimentation



Imaginez ça et essayez de le ressentir :

Ce que je suis profondément est un espace
L'espace est déjà parfait et entier, il ne naît ni ne meurt
Il dit bienvenue à tout ce qui est là
Vent, flamme de bougie, odeur de vase, bruit du tracteur ...
Il n'a pas besoin d'être amélioré, ni d'être rempli que de rires pour être bien
Ce qu'il savoure, c'est le fait d'être.

Les états passent en lui, comme des lumières, et il aime regarder ces couleurs différentes qui le remplissent, qui le traversent, sans jamais le changer.

Je suis cet espace
Je suis déjà parfaite
Et je regarde, je ressens, ce qui apparaît
me traverse
me colore, me remplit
tournoie, et puis s'évanouit.
La tristesse est une couleur
une énergie remplie d'intensité
Qui est goûtée par l'espace que je suis.

Essayez de sentir la différence entre :
Je suis triste
et
Je suis traversée par la tristesse

Je suis joyeuse
et
Je suis traversée par la joie

Qui est "derrière" ?
Qui voit et qui sait ce qui est là ?



menthe sous l'eau

Mes sombres



Pas d'envies
Pas de désir
Du mou, du triste, de l'immobile
Du ronchonchon


Laisse-moi savourer cela


Pas m'y complaire
Mais regarder passer en moi ces paysages gris et brumeux, cette petite pluie qui tape doucement sur les feuilles, ce silence qui se glisse entre le tronc des arbres

Sans juger qu'il n'y a pas assez de soleil, pas assez de joie, sans me secouer ni me forcer à sourire

Laisse-moi juste aimer toute la palette des couleurs qui me composent; laisse-moi me fondre dans les nuances de sombre et goûter à leurs plus intimes saveurs
Laisse-moi découvrir toutes les variations du vivant qui me traversent, si subtiles qu'il n'y a pas assez de mots pour les décrire correctement
Laisse-moi tendre l'oreille à toutes ces petites musiques qui surgissent dans mes profondeurs, sans en éteindre aucune


Je suis d'accord pour laisser toute la vie se déployer en moi





aneth


Ici je suis



Un crayon, un sachet de graines de poireaux et des miettes de gomme. Un corps qui respire inconsciemment et des pensées qui s'agitent dans la tête
C'est ça la vie ?
Oui, pleinement
Il y a aussi ce désir presque irrépressible pour un ailleurs meilleur
Tout à l'heure, quand je mangerai les œufs durs sur une tranche de pain, parsemés de grains de sel
Tout à l'heure quand j'accompagnerai les œufs d'un thé noir, brûlant et sucré
Tout à l'heure quand tu seras là et qu'on échangera quelques mots et pleins de regards
Tout à l'heure, quand on aura fini de découper et d'agrafer les toiles, et qu'on sera satisfaits de notre travail, mais juste un court instant, car jaillira si vite un autre ... tout à l'heure
Et maintenant ?
Précieusement se déroule ce qui est quotidien et insignifiant
Ce qui, souvent, n'est là que pour préparer le grand, le beau Tout à l'heure
Mais dans ce geste banal qui range, qui nettoie, qui organise et qui projette
Brûle une flamme
Ou jaillit une source
Quelque chose d'intensément vivant et vibrant, qui irrigue tout de sa ...
Force ? Joie ? Vitalité ?
Je ne trouve pas le mot qui décrit cela correctement
Mais allez voir par vous-même, ce qui rayonne dans ce qui se passe maintenant
On cherchera ensemble les mots pour décrire
Ça, qui est



crocosmias

Invitation à ce qui est lent



Tout ralentir...
Tout poser et laisser se poser...
Respirer, laisser petit à petit les muscles se détendre.
Respirer et ressentir. Ressentir ce qui est là.
Respirer avec le corps tout entier.
Respirer avec le cœur.
Embrasser, envelopper de souffle.
Laisser les histoires de côté, juste vivre avec ce que le corps est en train de vivre.
Prendre le temps d'être avec soi-même.
Là, en-dessous de ce qui s'agite, il y a quelque chose de vivant qui m'habite, qui palpite et qui emplit tout l'espace.
Quelque chose de complètement présent et doux...
Un espace vivant que je connais intimement.
Un espace vivant que je ressens depuis ma naissance, et même avant ...
Cet espace, c'est la certitude d'être. Je sais que je suis vivant.
Je sais que je suis.





forêt

Bienvenue



À la sensation de mes doigts froids et de mes pieds gourds qui remuent à peine. Au timide soleil de mars qui vient par moments éclairer la vitre. Au léger mal de crâne qui coule derrière les yeux et les entoure d'une sensation de fatigue. À toutes ces phrases, questions, incertitudes et craintes qui tissent le chaos de mon mental, saturant un espace de traits de couleurs, comme le dessin d'un enfant qui fait danser son crayon dans tous les sens.
Bienvenue à cet assemblage de textures qui composent le tableau de l'instant. Bienvenue à ce avec quoi, d'habitude, je rentre en lutte en le considérant comme imparfait. Bienvenue à tout ce qui bouge, à tout ce qui déferle, à tout ce qui, comme une vague, avance et puis recule.
Car à chaque fois que je dis bienvenue, je m'extrais des sensations pour les regarder et je suis, non plus ce qui est imbibé et perdu dans les choses, mais ce qui regarde. Et quand je regarde, je trouve intéressant ce patchwork de textures qui tissent l'expérience. Quand je regarde, je me rends compte que le ressenti est bien mille fois plus subtil que les mots que nous avons pour le décrire. Et il y a quelque chose de beau dans le froid, dans la lumière pâle, dans la fatigue. Quelque chose d'unique, une fragrance particulière qui émane de cet instant, de cette expérience. Quand je regarde, ce qui était un problème à résoudre, devient un vécu goûté.
Il n'y a pas besoin que ce soit parfait pour que ce soit beau...



grêle sur mousse

Lenteur





au ras de l'eau

je ne sais combien d'yeux

en plein silence







les ongles vernis

délicatement,

la fillette ouvre la porte au vent



coquelourde


coin de cour,

le soleil est entré

dans le seau d'eau



Instants









Il pleut doucement contre la vitre. Petite grimace de mon reflet décoiffé...






*





Angine blanche.

Derrière la porte, j'entends faiblement la voix de la radio




*


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Regards






un papillon me double

je frissonne avec lui

premier soleil




capucine jaune

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Textures






journée de paresse - je verse un peu de thé, l'oiseau reprend son chant




*




ta voix se perd

dans celles des vagues et du vent





*





le chat renifle le thé, puis l'insecte qui en fait le tour





*




herbes et menthe dans l'eau





fin de journée, le vent ramasse

les pétales fanés




*




rayon de soleil dans l'escalier - la poussière y monte, la chatte aussi






*


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Là où je suis...



"Quand arrivons-nous?" demande le jeune disciple à son maître, tandis qu'il marchent sous la pluie, le ventre creux et les pieds froids. " Mais... répond le maître, nous sommes déjà là où nous devons être."


Chemin de montagne


De l'aube, il reste des creux remplis d'ombres et l'air frais qui enserre mes cuisses. Quelque part vers la gauche, une vache meugle et, dans ce peu de lumière, on dirait un cri ancien.

Je regarde le sol où une plante de bruyère appuie ses boules violettes contre mes pieds. Levant la tête, je pars.


je souffle

le vent me souffle

les cheveux dans les yeux


Trois heures de marche. En pleine forêt, lacet par lacet. Le dos chatouillé de sueur, le souffle court. L'impatience et la douleur dans chaque pensée. C'est dur, mon corps est lourd. Mes poumons sont des poches douloureuses et les joues brûlent, affreux. Il ne reste de moi que cette pesanteur incapable, suante et suffocante. Dans ma poitrine un cri de rage étouffe: ce « chemin à l'odeur de noisette » dont je me faisais une joie m'est rendu insupportable par la lourdeur de chaque pas.

Je songe à m'arrêter et j'hésite en titubant vers l'herbe. Mes genoux, qui ne savent de toute façon plus comment pousser ce poids encore et encore un peu plus haut, se plient tout seuls. Le visage brûlant je m'affaisse sur le sol et contre le sac à dos.

La paix descend sur moi, soulagée.

La sueur refroidit vite sur mon ventre à l'air, mais mes cuisses humides coincent dans le jean incommode. J'enrage, comme la gamine que j'étais quand les fringues coinçaient à l'habillage. La peau frappée par mon coeur toujours énervé, je tourne la tête et regarde à travers les arbres la hauteur que j'ai prise. Le petit toit des maisons, la rivière et les rares mouvements de circulation. Tout ça un peu plus petit, un peu plus loin de moi.

Le ciel est large. Mon souffle, le bourdonnement de mes tempes et le vent sont les seuls bruits de ma pause.


allongée avec les grillons

le trou dans les nuages

se referme


J'arrive au sommet.

Le ciel bleu se pose sur moi de toute son immensité et ne blanchit que très loin, au fond de l'horizon.

Le silence, où ne parle que le vent et les bruissements de ce qu'il remue, me semble étonnement humain. Comme le souffle d'une personne présente à mes côtés.


pisser -

le vent couche

les boutons d'or


Je suis repartie. Le soleil m'entoure et suit le rythme de ma marche. Je regarde obstinément le sol et mon ombre pour reposer mes yeux. Sous mon chapeau brûlant, je sens mes cheveux se coller. Les cailloux crissent sous mes pieds, j'écoute ce qu'ils racontent et puis je pars dans une rêverie... Le temps s'arrête et reprend. Il fait comme il veut on dirait bien.


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Anne Koch, 51 Le Grazo, 56250 ELVEN. Tel: 06.04.52.13.97

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